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Fil rouge : la quête de Dieu   

L’histoire de la vie consacrée commence avec le désir, la quête de Dieu. Des hommes et des femmes ont trouvé dans la foi chrétienne une orientation de vie. Ils prennent conscience qu’ils ne peuvent utiliser Dieu, mais que Dieu les appelle à vivre en Lui par une remise de toute leur vie.

L’histoire de la vie religieuse est une aventure avec Dieu qui envoie des hommes et des femmes dans le monde entier. Celui qui entend cet appel se met en route, comme les apôtres et les premiers disciples. Il suit Jésus pour rejoindre les hommes d’aujourd’hui dans leurs aspirations. Les appelés sont orientés par l’évangile qui nourrit leur quête de Dieu. Enflammés par l’amour ils sont prêts à tout. La vie religieuse s’épanouit par ce fil rouge qu’est la quête de Dieu dans de multiples formes d’hier et d’aujourd’hui.

Persévérer dans la quête de Dieu

Au 4e siècle après Jésus Christ ce fut surtout le désir de la rencontre avec Dieu dans la solitude du désert. Dégoûtés par le luxe et la superficialité de la vie des grandes villes, des hommes la quittent pour vivre au désert comme saint Antoine en Egypte († 356), père des moines du désert. Par la suite se joignirent à eux des ermites qui formèrent des communautés et menèrent une vie régulière pour ménager un espace à leur quête Dieu.
Saint Benoît († 547) fut marquant pour le monachisme en Occident. La règle de saint Benoît veut que les moines soient liés à leur monastère pour donner une stabilité à leur recherche de Dieu. Le règlement de la journée monastique s’harmonise entre les temps de prière et de travail. Le travail est sans cesse interrompu par la prière commune, car rien ne doit être préféré à la louange de Dieu. Sous la conduite de sainte Scholastique († 547) des femmes se sont rassemblées sous la même règle bénédictine. En Suisse, les Abbayes bénédictines d’Einsiedeln, de Disentis et d’Engelberg sont renommées. Par la force puisée dans la prière les moines ont éduqué et instruit un grand nombre de jeunes dans leurs écoles monastiques. Les Bénédictins et Bénédictines ont contribué largement au développement culturel, aussi en Suisse.

Mise en route avec courage

Au 6e et 7e siècle, la quête de Dieu poussa les moines d’Irlande à se mettre en route sur les chemins de l’Europe. Ils ont contribué à la christianisation de la Suisse. Saint Gall avec saint Colomban ont fondé le monastère de Saint Gall autour duquel s’est formée la ville.

Au cours de l’histoire la quête de Dieu a souvent fléchi aussi dans les monastères. La conversion et le renouveau sont à l’origine de mouvements de réformes, de retour aux sources. Saint Bernard de Clairvaux († 1153) et trente compagnons fondèrent en 1112 l’Ordre de Cîteaux, en revenant à une observance plus stricte de la règle de saint Benoît.

Avec les marginaux

Au 13e siècle une nouvelle direction de la quête de Dieu est prise par les Ordres mendiants. Ils voulaient suivre le Christ pauvre, le cherchant parmi les pauvres, les lépreux, les marginaux de leur temps. Les Franciscains (les Conventuels, les Capucins) et les Dominicains ont fondé leurs communautés non dans la solitude, mais au milieu des hommes pour les servir là où ils vivent et pour prier avec eux. Les Ordres mendiants ont façonné la Suisse par leur insertion dans la pastorale et leur engagement social. Au 15e siècle, à la veille de la Réforme, plusieurs couvents d’hommes et de femmes des Ordres mendiants existaient à Zurich.

Les Mendiants fondés au 13e siècle ont permis à des femmes de se profiler. Claire d’Assise († 1253) fut la première femme à rédiger une règle. Jusqu’alors les femmes observaient la même règle que les hommes. La complémentarité féminine a enrichi la quête de Dieu dans l’histoire de la vie religieuse. Des amitiés se sont nouées entre hommes et femmes, exemples : Thérèse d’Avila et Jean de la Croix, François de Sales et Jeanne de Chantal.

Au service de l’humanité

Après la scission de la Réforme au 16e siècle, et la mise en question de la vie de l’Eglise et de la vie religieuse en particulier, beaucoup de couvents et de communautés ont été dissouts. Cependant un mouvement de réforme se faisait jour au sein des communautés existantes. Par la réforme de l’Ordre du Carmel, Thérèse d’Avila († 1582) et Jean de la Croix († 1591) ont donné un nouvel élan à la quête de Dieu. Ils la mettaient au centre de leur vie en donnant de l’importance à la pauvreté. Au Carmel de nombreuses personnalités ont marqué l’histoire comme Thérèse de Lisieux, Docteur de l’Eglise († 1897) et Edith Stein († 1942).
D’une importance capitale fut la branche franciscaine des Capucins et le pendant contemplatif féminin des Capucines. Les Capucins cherchaient à retourner aux sources de la vie évangélique de François d’Assise. Ils étaient de grands prédicateurs populaires et mirent en œuvre la réforme catholique en Suisse. Les Jésuites fondés par Ignace de Loyola († 1556) s’engagèrent dans la formation de la jeunesse en fondant des collèges. Ils gagnèrent en influence dans la vie de l’Eglise catholique en Suisse.
Mais des tensions et de graves conflits surgirent en Suisse au 19e siècle qui culminèrent dans la promulgation de lois restrictives concernant l’Eglise catholique. Des monastères furent supprimés et les Jésuites chassés

Changement de société

Le 19e siècle a connu un grand développement de la vie religieuse en Europe et en Suisse. De nombreux fondateurs ont voulu répondre aux nécessités de leur temps. Beaucoup d’hommes et de femmes ont été saisis par le Seigneur : « L’amour du Christ nous saisit » (2Co 5,14). En se livrant au Seigneur ils répondaient aux appels de détresse. Ce fut une floraison de communautés féminines. Quelques unes sont imprégnées par l’esprit franciscain comme les Sœurs de Menzingen, d’Ingenbohl et de Baldegg, d’autres ont adopté la couleur bénédictine comme les Sœurs de Cham, d’autres se sont rattachées à l’Ordre dominicain comme les Dominicaines d’Ilanz. Ces femmes, souvent de formation rudimentaire, se lançaient dans l’enseignement, le soin de malades et s’occupaient des marginaux, des handicapés et des personnes âgées. Des communautés de femmes engagées dans des œuvres caritatives existaient de tout temps, mais elles étaient minoritaires par rapport aux communautés cloîtrées. Au 19e siècle cependant, la majorité des nouvelles fondations s’engagèrent systématiquement dans ces œuvres. Elles ont imprégné le visage social de la Suisse.
A cette époque, des Congrégations missionnaires virent le jour en Europe. Elles portaient la Bonne Nouvelle dans des pays lointains. En Suisse, ce furent entre autres, les Missionnaires d’Immensee, les Sœurs missionnaires Steyler, les Père Blancs et les Maristes.

Ouvert au monde

Après la 2e guerre mondiale le visage de l’Europe changea. A l’Ouest se développa une société de bien-être et, à la suite de mai 68, l’environnement social et ecclésiastique et les communautés religieuses ont connu une profonde mutation. Le Concile Vatican II (1962-1965) confronta le message évangélique avec la société moderne. Dans ce contexte beaucoup de frères et de sœurs eurent des difficultés à vivre les conseils évangéliques. Comment vivre pauvre dans une société de consommation ? Comment vivre chaste dans un monde érotisé ? Comment obéir sous un système autoritaire ? Dans les années 70 du 20e siècle, de nombreux membres d’Instituts religieux quittèrent leurs communautés, tandis que de nouvelles formes de vie religieuse surgissaient. Des Instituts séculiers furent fondés où des hommes et des femmes vivent les conseils évangéliques en plein monde comme dans le mouvement de Schönstatt ou les Focolares. En France le mouvement charismatique suscita des communautés nouvelles comme « Les Béatitudes », le « Verbe de Vie ».

En quête de Dieu au secours de l’homme

Après l’expansion massive des Ordres en Europe vers le milieu du 19e siècle et le début du 20e siècle, un déclin s’est dessiné ces 30 dernières années. Le nombre des membres d’Instituts religieux diminue progressivement en Suisse comme ailleurs. Des couvents sont supprimés. Mais l’ardente quête de Dieu continue. On ne cherche plus à être reconnu par la société, mais on veut vivre simplement avec Dieu. On est prêt à secourir l’homme dans sa détresse, là où il se trouve.

De nouveaux défis se présentent aux communautés religieuses. Dans notre monde agité beaucoup cherchent des oasis de paix. Les couvents deviennent de plus en plus des lieux de silence et de réflexion.

Depuis des décennies, plusieurs Congrégations se sont répandues dans le monde entier. Une vitalité nouvelle surgit à travers des frères et des sœurs de l’Inde, d’Afrique et d’Amérique latine.
Dans le monde et en Suisse, les communautés religieuses se transforment, mais la quête brûlante de Dieu reste. Elles sont des lieux où ce désir s’éveille et prend vie. Aussi longtemps qu’il y aura des hommes et de femmes, cette quête de Dieu ne finira pas.

Sr. Maria Magdalena Wahl scsc (Soeur de Charité de la Sainte-Croix d´Ingenbohl)
Br. Paul Zahner OFM (Franciscain)

 

Idées directrices

  • Persévérer dans la quête de Dieu
  • Mise en route avec courage
  • Avec les marginaux
  • Au service de l’humanité
  • Changement de société
  • Ouvert au monde
  • En quête de Dieu au secours de l’homme